obscurité

obscurité [ ɔpskyrite ] n. f.
• mil. XIIIe; obscurtet 1119; lat. obscuritas
IAbsence de lumière; état de ce qui est obscur. noir, nuit, ténèbres. Obscurité profonde, complète, totale. La maison fut soudain plongée dans l'obscurité. « Comme on distingue peu à peu des objets dans l'obscurité » (Montherlant ). « On pénètre dans l'obscurité de l'église » (Loti). IIAbstrait
1Défaut de clarté, d'intelligibilité (d'un texte). « L'obscurité qui enveloppe les lois » (France). « L'embrouillement des papiers, la savante obscurité des calculs » (Michelet). Par ext. « L'obscurité qu'on trouve à Mallarmé » (Valéry). hermétisme.
État de ce qui est mal connu. L'obscurité des origines de l'homme. Beaucoup de points restent encore dans l'obscurité.
2Une, des obscurités : passage, point obscur; événement incompréhensible. « Il est des obscurités qui tiennent aux choses dont on parle » ( Valéry). « Il convenait de se taire jusqu'à ce que certaines obscurités fussent éclaircies » (Hugo).
3Situation sans éclat, où l'on reste obscur, inconnu, ignoré. anonymat; médiocrité. « Il avait vécu longtemps dans une obscurité laborieuse et heureuse » (Duhamel).
⊗ CONTR. Clarté, lumière. — Évidence, netteté. Célébrité, renom.

obscurité nom féminin (latin obscuritas, -atis) Absence de lumière, état de ce qui est obscur : L'obscurité des soirs d'hiver. Manque de clarté, d'intelligibilité : L'obscurité d'un texte poétique. Passage d'un écrit, parole, attitude qui sont inintelligibles, difficiles à comprendre : Il reste des obscurités dans le plan ministériel. État de ce qui est douteux, imparfaitement connu : L'origine de cette invention reste entourée d'obscurité. Littéraire. Situation sans notoriété : Auteur resté toute sa vie dans l'obscurité.obscurité (citations) nom féminin (latin obscuritas, -atis) Félicité de La Mennais Saint-Malo 1782-Paris 1854 L'homme est ainsi fait : la lumière du soleil le laisse dans l'obscurité ; il ne discerne rien qu'à la lueur des feux qui consument, qui dévastent. Lettre au comte de Senfft, 13 juillet 1830 Jean Paulhan Nîmes 1884-Neuilly-sur-Seine 1968 Académie française, 1963 Que le poète obscur persévère dans son obscurité, s'il veut trouver la lumière. In préface des Contes de Noël Devaulx Cercle du livre précieux Marcel Proust Paris 1871-Paris 1922 […] Les vrais livres doivent être les enfants non du grand jour et de la causerie, mais de l'obscurité et du silence. À la recherche du temps perdu, le Temps retrouvé Gallimardobscurité (synonymes) nom féminin (latin obscuritas, -atis) Absence de lumière, état de ce qui est obscur
Synonymes :
- opacité
- ténèbres
Contraires :
- clarté
- lumière
Manque de clarté, d'intelligibilité
Synonymes :
- ambiguïté
- ésotérisme
- hermétisme
- impénétrabilité
- incompréhensibilité
Contraires :
- limpidité
- luminosité
État de ce qui est douteux, imparfaitement connu
Synonymes :
- précarité
Contraires :
- éclat
Littéraire. Situation sans notoriété
Synonymes :
Contraires :
- célébrité
- notoriété
- popularité
- réputation

obscurité
n. f.
d1./d Absence de lumière. Chambre plongée dans l'obscurité. Syn. (oc. Indien) marée noire.
d2./d Fig. Manque d'intelligibilité. Obscurité d'un texte.
d3./d état de ce qui est difficilement connaissable. L'obscurité de ses antécédents.
d4./d Absence de notoriété. Préférer l'obscurité à la gloire.

⇒OBSCURITÉ, subst. fém.
A. —1. Absence de lumière; état de ce qui est obscur. Synon. ténèbres. Obscurité épaisse; l'obscurité de la forêt; s'habituer à l'obscurité. L'obscurité est vertigineuse. Il faut à l'homme de la clarté. Quiconque s'enfonce dans le contraire du jour se sent le coeur serré (HUGO, Misér., t.1, 1862, p.468). Sous cette voûte d'arbres, l'obscurité était telle que la lisière de la route ne se voyait même pas (VERNE, Île myst., 1874, p.555):
1. Comme dans les pièces ombragées par de hautes voûtes d'arbres, l'obscurité semblait glisser du plafond en volutes d'encre, couler d'instant en instant dans une eau dissolvante, laissant traîner au ras du sol, aux lames du parquet, au gravier encore clair des allées, une phosphorescence impalpable, autonome...
GRACQ, Beau tén., 1945, p.177.
SYNT. Obscurité complète, dense, envahissante, profonde, sinistre, totale; demi-obscurité; l'obscurité des bois, d'une chambre, de la nuit; au coeur, au milieu, au sein de l'obscurité; l'obscurité se fait, règne, redouble; (agir) à la faveur de l'obscurité; profiter de l'obscurité; se fondre dans l'obscurité; percer l'obscurité.
P. métaph. Seroit-il vrai, madame, (...) que vous vous soyez condamnée volontairement à ensevelir dans une éternelle obscurité ces attraits qui étonnent, ravissent l'ame...? (COTTIN, Mathilde, t.1, 1805, p.104).
2. P. méton., PEINT. Caractère sombre, peu lumineux (d'une couleur, d'un objet). L'obscurité de ce costume ne laissait dans la lumière que les épaules, le cou, le visage (LAMART., Raphaël, 1849, p.250). Le fond [du tableau de Reynolds — Nelly O'Brien] se compose d'arbres (...) faisant ressortir par leur obscurité vigoureuse la tête presque blafarde de l'artiste (GAUTIER, Guide Louvre, 1872, p.309).
Au plur. Parties sombres (dans un tableau, une gravure). Une chaleur rousse circule sous ses obscurités [de Rembrandt] et les rend transparentes (GAUTIER, Guide Louvre, 1872 p.125).
B.Au fig.
1. Manque de clarté, d'intelligibilité (d'un fait, d'un discours, d'un ouvrage de l'esprit, d'une personne). Synon. ambiguïté, hermétisme; anton. limpidité. L'obscurité des lois, d'un poème, d'un texte; l'obscurité d'une affaire; l'obscurité d'un écrivain. Il fut encore reçu par le brodeur, qui, devant l'obscurité de ses explications, se décida à le faire monter de nouveau (ZOLA, Rêve, 1888, p.93). Cette obscurité qu'on me reprocha durant quelques années, n'est nullement embarras de style, insuffisance de l'idée, c'est manque d'explications psychologiques (BARRÈS, Barbares, L'Examen des trois rom. idéol., 1892, p.10):
2. Le style de Mallarmé doit précisément son obscurité, parfois réelle, à l'absence quasi totale de clichés, de ces petites phrases ou locutions ou mots accouplés que tout le monde comprend dans un sens abstrait, c'est-à-dire unique.
GOURMONT, Esthét. lang. fr., 1899, p.304.
Au plur. Passages, points incompréhensibles (dans un écrit); actions, propos obscurs. Les obscurités d'un récit. J'appelle Quinet le vaticinateur: il a de la fougue et bien des obscurités, mais aussi des éclairs qui percent la nue (SAINTE-BEUVE, Pensées, 1868, p.100).
2. Caractère d'une chose confuse, vague, qui ne se perçoit pas nettement, sur laquelle on manque de renseignements. Synon. incertitude. Obscurité de l'histoire, d'une situation, de l'avenir. Cet homme, si intelligent, si ingénieux, si profond, verrait peut-être clair dans l'obscurité de son propre malheur (DUMAS père, Monte-Cristo, t.1, 1846, p.200). Bacon a donc puissamment contribué à débarrasser les sciences de l'obscurité dont les avait entourées le Moyen-Âge et à les pousser dans une voie nouvelle et lumineuse (Cl. BERNARD, Princ. méd. exp., 1878, p.189):
3. ... dans ces vieux livres, si tout n'était pas vrai, du moins il n'y avait rien que le prêtre ne crût vrai. Or c'est pour l'historien qui cherche à percer l'obscurité de ces vieux temps, un puissant motif de confiance, que de savoir que, s'il a affaire à des erreurs, il n'a pas affaire à l'imposture.
FUSTEL DE COUL., Cité antique, 1864, p.217.
a) Au plur. Si la conjoncture internationale paraît, aujourd'hui encore, comporter maintes obscurités, notre pays entend s'employer à les éclaircir (DE GAULLE, Mém. guerre, 1959, p.632).
b) En partic. [En parlant de l'esprit hum.]
Absence de connaissances (dans tel ou tel domaine). L'âme de l'homme a trois qualités: la bonté, la passion, et l'obscurité. Le signe distinctif (...) de l'obscurité est l'ignorance (OZANAM, Philos. Dante, 1838, p.214):
4. Le directeur était venu en personne m'attendre à Pont-à-Couleuvre, répétant combien il tenait à sa clientèle titrée, ce qui me fit craindre qu'il m'anoblît jusqu'à ce que j'eusse compris que, dans l'obscurité de sa mémoire grammaticale, titrée signifiait simplement attitrée.
PROUST, Sodome, 1922, p.751.
Partie de l'être qui échappe à la connaissance rationnelle. L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est (...) la révolte. Elle est un confrontement perpétuel de l'homme et de sa propre obscurité (CAMUS, Sisyphe, 1942, p.77).
3. Condition d'une personne qui est inconnue, ignorée.
a) Absence de noblesse (quant à la naissance), condition sociale modeste. L'un de ces êtres est une femme pleine de passions, de volonté et d'ambition, malgré l'obscurité de son origine (SOULIÉ, Mém. diable, t.2, 1837, p.115). Quoique plébéienne, Mademoiselle Levrault est vraiment jolie. En faveur de son frais visage, vous lui pardonnerez sans peine l'obscurité de sa naissance (SANDEAU, Sacs, 1851, p.4).
b) Absence de renommée, de gloire. Cette femme née pour être célèbre, maintenue dans l'obscurité par de fatales circonstances (BALZAC, Illus. perdues, 1837, p.39). Si cela n'avait dépendu que d'eux [des peintres officiels], sans aucun doute Manet et ses amis seraient morts dans une totale obscurité, (...) bannis des Salons et des Musées (MAUCLAIR, Maîtres impressionn., 1923, p.158).
Prononc. et Orth.:[]. Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. 1119 obscurtez «absence de lumière» (PHILIPPE DE THAON, Comput, 1895 ds T.-L.); 2. ca 1265 oscurté «défaut de clarté (dans les paroles)» (BRUNET LATIN, Trésor, éd. J. Carmody, III, XXXXIII, p.355); 1305 obscurité «état de ce qui est peu intelligible» (ap. GIRY, Hist. de Saint-Omer, 446 ds DELB. Notes mss); 3. 1657-62 plur. «passages difficiles d'un texte» (PASCAL, Pensées, éd. Brunschvicg, Section VIII, XIV, 22); 4. 1751 «défaut de civilisation» (D'ALEMBERT, Discours prélim. de l'encyclop., p.117); 5. 1640 «condition de celui qui est inconnu» (CORNEILLE, Horace, II, 3); 1670 «bassesse de l'origine sociale» (RACINE, Bérénice, I, 5). Empr. au lat. obscuritas «obscurité, affaiblissement (de la vue); manque de clarté; condition obscure; obscurité (de la naissance)». Fréq. abs. littér.:2890. Fréq. rel. littér.:XIXe s.: a) 4001, b) 4802; XXe s.: a) 4106, b) 3833.

obscurité [ɔpskyʀite] n. f.
ÉTYM. Mil. XIIIe; obscurtet, 1119; lat. obscuritas, dér. de obscurus « obscur ».
———
I (1119). Concret. État de ce qui est obscur.
1 Absence de lumière, de clarté. Noir (II., A., 2.), noirceur (supra cit. 4), nuit, ténèbres (→ Enténébrer, cit. 1; équinoxe, cit. 2). || Obscurité complète, compacte (cit. 3), épaisse, profonde… (→ Épouvantable, cit. 4; imperceptible, cit. 4). || L'obscurité est totale : on ne voit rien, on ne voit ni ciel ni terre. || Obscurité partielle, relative; demi-obscurité ( Clair-obscur). || Une douce obscurité (→ Enhardir, cit. 3). || Affreuse obscurité (→ 1. Foudre, cit. 6). || L'obscurité du soir, du crépuscule, de la nuit (→ Hardi, cit. 2). || Une obscurité d'éclipse (→ Déployer, cit. 9).Absolt. || Les premières heures (cit. 11) d'obscurité, de la nuit.Obscurité d'une cave, d'un égout (cit. 2)…; d'une pièce non éclairée; d'une église (→ Cierge, cit. 3). || L'obscurité conservée par les volets clos (→ Heure, cit. 54).Façade (cit. 4) flamboyante qui perce l'obscurité. || Lumière dans l'obscurité (→ 1. Falot, cit. 2). || Distinguer, voir dans l'obscurité… || Se faire (cit. 239), s'habituer à l'obscurité. || Se cacher, se dissimuler, fuir… à la faveur de l'obscurité. || Chercher dans l'obscurité. Tâtons (à).Les insectes (cit. 2) travaillent volontiers dans l'obscurité. || Étiolement d'une plante qui croît dans l'obscurité.
1 Bientôt la même femme (…) m'introduisit dans une salle basse (…) dont les persiennes étaient fermées, et au fond de laquelle je vis indistinctement Louis Lambert… L'obscurité était si forte que, dans le premier moment, mademoiselle de Villenoix et Louis me firent l'effet de deux masses noires qui tranchaient sur le fond de cette atmosphère ténébreuse. Je m'assis, en proie à ce sentiment qui nous saisit presque malgré nous sous les sombres arcades d'une église. Mes yeux (…) ne s'accoutumèrent que graduellement à cette nuit factice.
Balzac, Louis Lambert, Pl., t. X, p. 445.
2 L'abîme; on ne sait quoi de terrible qui gronde,
Le vent; l'obscurité vaste comme le monde;
Partout les flots; partout où l'œil peut s'enfoncer.
Hugo, la Légende des siècles, LVIII, I.
3 Il me semble que j'entends mille bruits dans cette pièce, qui d'abord semblait silencieuse, comme on distingue peu à peu des objets dans l'obscurité, à mesure que les yeux s'y habituent.
Montherlant, Pitié pour les femmes, p. 90.
Par métaphore. Poét. (et spécialt chez Hugo). Les ténèbres, le mal, l'ignorance.
4 L'obscurité couvre le monde,
Mais l'Idée illumine et luit;
De sa clarté blanche elle inonde
Les sombres azurs de la nuit.
Hugo, les Châtiments, VI, VII.
2 Caractère obscur, sombre. || L'obscurité d'une teinte, d'une couleur.
———
II Abstrait.
1 (V. 1265). Défaut de clarté, d'intelligibilité. Obscur (II., 1.). → Ignorance, cit. 2; insuffisance, cit. 3. || Du vague et de l'obscurité (→ Indécis, cit. 4). || L'obscurité d'un texte, d'une déclaration. Ambiguïté, brouillard, brume (fig.). || Obscurité du style, de la rhétorique… || Son langage est d'une obscurité totale pour moi. || L'obscurité de la loi (→ Déni, cit. 3). || Apporter de l'obscurité dans une affaire, une démonstration. Embrouiller, entortiller. || L'obscurité s'épaissit autour de cette affaire.Obscurité d'un poème, d'un ouvrage philosophique.Par ext. || L'obscurité d'un écrivain, d'un philosophe.
5 On le voit (Épicure) à escient se couvrir souvent d'obscurité si épaisse et inextricable, qu'on n'y peut rien choisir de son avis.
Montaigne, Essais, II, XII.
6 Les informes instruments de ce régime équivoque, l'embrouillement des papiers, la savante obscurité des calculs, tout cela est traîné à la lumière.
Michelet, Hist. de la Révolution franç., III, X.
7 L'obscurité qui les enveloppe (les lois), épaissie par les commentateurs, leur communique la majesté des oracles antiques.
France, les Opinions de J. Coignard, Œ., t. VIII, XXII, p. 509.
8 L'obscurité nuit moins à un grand artiste qu'une apparente clarté. Quand on veut le comprendre, on se donne la peine de chercher le secret de sa pensée.
R. Rolland, Musiciens d'aujourd'hui, p. 2.
9 Sa conception (de Mallarmé) le conduisait nécessairement à envisager et à écrire des combinaisons assez éloignées de celles dont l'usage commun fait la « clarté » (…) L'obscurité qu'on lui trouve résulte de quelque exigence par lui rigoureusement maintenue (…)
Valéry, Variété II, p. 199.
(V. 1250). Vx. État de ce qui est mal connu. || Obscurité des anciens temps, du passé (→ Avant, cit. 60). || L'obscurité des origines. || « L'obscurité de mon avenir » (Chateaubriand).
10 Il y a assez de clarté pour éclairer les élus et assez d'obscurité pour les humilier. Il y a assez d'obscurité pour aveugler les réprouvés et assez de clarté pour les condamner et les rendre inexcusables.
Pascal, Pensées, VIII, 578.
2 (Une, des obscurités). Passage, point obscur (d'un discours, d'un écrit); événement incompréhensible (→ Développer, cit. 9; exprimable, cit.). || Les obscurités de l'Écriture (→ 1. Manifeste, cit. 1). || Un abîme de réticences, d'obscurités (→ Combler, cit. 9.1). || Attendre que certaines obscurités soient éclaircies (→ Arrestation, cit. 2). || Il reste encore quelques obscurités. Doute, incertitude…
3 Par métonymie. (Vx). État (d'une faculté psychique) dans lequel la clarté ne se fait pas. Aveuglement. || Obscurité de l'esprit, du cœur, de l'intelligence.
11 (…) la profonde obscurité du cœur de l'homme, qui ne sait jamais ce qu'il voudra, qui souvent ne sait pas bien ce qu'il veut (…)
Bossuet, Oraison funèbre d'Anne de Gonzague.
4 (Mil. XVIIe). Littér. Situation de qqn qui reste obscur, inconnu, ignoré. Médiocrité; humilité (cit. 10). → Dérober, cit. 15; fumée, cit. 16; illustration, cit. 3. — Vx. Situation sociale basse; basse extraction. || « En quelque obscurité que le sort l'eût fait naître » (→ Maître, cit. 18). || Vivre dans l'obscurité. || Sortir de l'obscurité. || L'obscurité de sa famille.
12 Les citoyens de cette république idéale, dégagée, pour la plupart, de toute espèce de rapports avec les affaires publiques et particulières, travaillent dans l'obscurité comme les mineurs, et, placés comme eux au milieu des trésors ensevelis, ils exploitent en silence les richesses intellectuelles du genre humain.
Mme de Staël, De l'Allemagne, I, XIII.
13 (…) ce compliment qu'on adresse quelquefois à certains écrivains ignorés ou presque, d'avoir toujours eu une belle tenue littéraire, n'est le plus souvent qu'une charité pour les consoler de leur obscurité.
Paul Léautaud, Journal littéraire, t. I, p. 36.
14 Il avait vécu longtemps dans une obscurité laborieuse et heureuse.
G. Duhamel, le Voyage de P. Périot, III.
CONTR. Clarté, lumière. — Limpidité. — Jour. — Évidence, netteté. — Connaissance. — Célébrité, gloire, renom.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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